« On a fait un escape game l’an dernier, ils ont adoré, mais on ne va pas refaire la même chose. » C’est une des demandes les plus fréquentes qui nous arrivent, et c’est aussi l’une des plus mal servies par le marché, qui répond en proposant un autre escape game. Un groupe déjà rodé cherche rarement le même plaisir : il cherche la même intensité par un autre chemin. Trois de nos animations répondent à cette situation, chacune en retirant une chose différente de l’escape game, et une quatrième reste valable à une condition précise.
Ce que votre groupe a déjà eu, et ce qu’il n’a pas eu
Un escape game classique donne une chose très identifiable : un fil narratif continu, sous contrainte de temps, dans un espace fermé. Tout le plaisir vient de la progression dans une histoire unique. Ce que ce format ne donne pas, en revanche, et c’est là que se trouvent vos options :
- il ne fait pas varier la nature de l’effort : ce sont des énigmes, du début à la fin ;
- il ne demande aucune décision de gestion : rien à économiser, rien à investir, rien à arbitrer ;
- il ne laisse pas le temps de raisonner posément : le chrono est le moteur.
Chacune de nos trois réponses prend l’un de ces trois manques.
Voie 1 : des défis indépendants et plus variés
Les défis de Léonard enchaîne 6 à 8 épreuves qui n’ont aucun lien narratif entre elles, et c’est le point. Chaque manche repart d’une logique complètement différente, inspirée d’une des huit disciplines de Léonard de Vinci : anatomie, écriture, mathématiques, architecture, mécanique. Ce sont de vrais objets, fabriqués sur mesure en bois.
Le cas qui correspond exactement à cette situation : une entreprise de services en était à sa deuxième animation de cohésion et cherchait explicitement d’autres mécaniques que l’histoire continue d’un escape game. 40 personnes en 10 équipes. Résultat : aucune équipe n’a dominé sur toutes les disciplines, et une participante a résolu presque seule un défi d’écriture qui bloquait plusieurs équipes depuis dix minutes, avant d’être elle-même bloquée sur l’épreuve suivante.
C’est aussi la réponse que nous privilégions pour un client qui a déjà fait deux ou trois animations de réflexion et veut monter d’un cran en exigence.
Voie 2 : des arbitrages stratégiques plutôt que des énigmes
Le tour du monde ajoute ce qu’un escape game n’a pas du tout : une économie. Les défis rapportent de la monnaie de jeu, la monnaie achète des moyens de transport, les transports rapides coûtent cher, et le classement compte les jours de voyage cumulés. La conséquence est décisive pour un groupe qui a déjà couru contre un chrono : l’animation est compétitive sans pression de temps, on a le droit de réfléchir.
Le cas : un éditeur de logiciels, 30 personnes en 5 équipes, public habitué aux jeux de société et aux escape games. Le format de 2 heures a été préféré à un escape game classique précisément pour son alternance de mécaniques, énigme puis décision de transport puis défi. Les arbitrages sont devenus le cœur de la partie, et l’équipe gagnante n’était pas la meilleure aux énigmes mais celle qui avait le mieux équilibré ses dépenses et la durée de ses trajets.
Cette mécanique est commune à deux de nos animations seulement, et nous la détaillons sur Réussir les épreuves ne suffit pas : les animations où il faut gérer ses ressources.
Voie 3 : une enquête narrative, sans énigmes
Huis clos garde l’histoire continue mais supprime les énigmes : il n’y a rien à décoder, tout est écrit dans les documents. Le travail consiste à lire, recouper et éliminer, jusqu’à isoler la seule personne sans alibi. C’est la voie à choisir si ce que votre groupe a aimé dans l’escape game était l’immersion, et non le côté casse-tête.
Le cas : un cabinet d’expertise comptable, 36 personnes en 6 équipes réunissant des services qui se côtoient peu. Certains participants avaient déjà fait des escape games classiques et le client voulait autre chose. Le renversement de méthode a fait le reste : une équipe s’est convaincue qu’un personnage à l’allure louche était coupable, avant de découvrir que son alibi était parfait, et plusieurs autres équipes avaient eu exactement le même préjugé.
Et si l’escape game reste ce qu’ils préfèrent ?
Alors il y a une quatrième réponse, mais elle vaut à une seule condition : que votre groupe n’ait jamais joué un escape game déporté. Escape Box n’est pas un escape game de plus, c’est un escape game dont les énigmes sortent de la salle : chaque équipe a sa propre mallette, et toutes jouent en même temps pour ouvrir un coffre-fort commun. Un groupe qui a fait trois salles à Paris n’a probablement jamais vu 34 équipes jouer simultanément dans une salle de réception.
La différence de structure est expliquée sur Escape game en salle ou escape game déporté : la limite du nombre de joueurs. En revanche, si votre groupe a déjà joué l’Escape Box, ne la reproposez pas : reprenez les trois voies ci-dessus.
Comment trancher en une question
- Ce qu’ils ont aimé, c’est la variété des épreuves ? Les défis de Léonard.
- Ce qu’ils ont aimé, c’est décider ensemble ? Le tour du monde.
- Ce qu’ils ont aimé, c’est l’histoire ? Huis clos.
- Ce qu’ils ont aimé, c’est le chrono et la tension ? Escape Box, si le format déporté est nouveau pour eux.
Comparaison complète des cinq animations sur Escape game, enquête ou défis : quelle animation de réflexion choisir ? Et si la question se pose pour une soirée casino plutôt qu’un escape game, elle est traitée symétriquement sur Vos équipes ont déjà fait une soirée casino : que proposer ensuite ?
Recommandation établie par AA Event à partir de ses ~700 prestations annuelles, sur un catalogue de 23 animations réalisées en interne. Agences à Orléans, Toulouse et Nice.