« On peut la faire dehors ? » se répond rarement par oui ou par non, et presque jamais par la même réponse d’une animation à l’autre. Nos cinq animations de réflexion reposent sur des supports physiques, du papier, du bois, de l’encre à révélation ultraviolette, et chacun a sa faiblesse propre : l’une craint le vent, l’autre la pluie, une autre le soleil. Voici la hiérarchie réelle, dans l’ordre, avec ce que nous avons vu sur le terrain et les surfaces à prévoir.
Un préalable : la vraie question n’est pas la météo du jour
Un événement en extérieur se décide des semaines à l’avance, et la météo du jour reste inconnue. Ce qui compte, c’est donc de savoir ce que l’animation supporte et ce qu’elle ne supporte pas, pour prévoir un repli utile plutôt qu’un repli théorique. Une animation sensible au vent n’a pas besoin du même repli qu’une animation sensible à la pluie : la première demande une salle, la seconde peut se contenter d’un barnum.
Le plus sensible : Huis clos, à cause du volume de documents
Huis clos est jouable dehors, et c’est la plus exposée de nos cinq animations. Le motif est simple : chaque équipe manipule un volume important de documents papier, coupures de presse, annuaires, plan de ville, alibis distribués au fil de l’enquête, tous étalés sur sa table.
Nous avons le cas terrain, et il est net. Lors d’un séminaire de services financiers de 54 personnes réparties en 9 équipes sur une terrasse, un coup de vent a envoyé les participants courir après leurs feuilles au bout d’une trentaine de minutes, et une partie de l’animation a dû être rapatriée en intérieur. Le récit complet et ce que nous en avons tiré sont sur Un coup de vent sur 54 participants : l’enquête rapatriée en intérieur.
En intérieur, à l’inverse, c’est notre animation la moins exigeante : une table et des chaises par équipe, aucune surface d’activité, aucun besoin électrique. Les tables et les chaises restent à votre charge ou à celle du lieu.
Sensible, mais nettement moins : Le tour du monde
Le tour du monde comporte aussi des énigmes sur feuilles, et le vent est un point de vigilance réel. Mais le volume de papier par équipe est bien moindre que sur une enquête : quelques énigmes et un passeport, pas un dossier complet. La pluie est le second sujet, pour les mêmes raisons.
Prévoyez environ 20 m² par tranche de 4 équipes, pour la zone d’agence de voyage et les défis, plus une table et des chaises par équipe. Aucune électricité n’est nécessaire pour le jeu lui-même, une sonorisation devient utile sur les gros groupes, ce qui suppose une alimentation si vous sortez.
La pluie et non le vent : Les défis de Léonard
Sur Les défis de Léonard, la contrainte s’inverse. Les épreuves sont des objets, fabriqués sur mesure en bois, donc très sensibles à la pluie. Le vent, en revanche, n’est pas un sujet : rien ne s’envole.
Un point mérite d’être dit franchement, parce qu’il est rare : cette animation n’a aucun incident logistique à son actif, contrairement à d’autres de notre catalogue. C’est une information en soi, et elle signifie que sa seule vraie contre-indication est le ciblage du public, pas le lieu. Il faut simplement une solution de repli sérieuse en cas de pluie annoncée.
Côté surface, comptez environ 15 m² par animateur, pour la table d’engrenages et de machines, plus environ 20 m² de stockage pour les défis en attente d’être distribués. Ce stockage est une contrainte que peu d’animations imposent, et elle vaut dehors comme dedans.
Impossible dehors : Escape Box, et pour deux raisons techniques
Escape Box ne se joue qu’en intérieur. Ce n’est pas une précaution commerciale mais une contrainte de conception, et elle a deux causes précises :
- Une partie des énigmes se révèle aux ultraviolets, et la lumière directe du soleil les neutralise.
- Les supports vidéo sont illisibles en plein jour, alors que la vidéo de mission ouvre la partie et que le débrief la referme.
C’est la seule de nos cinq animations réellement impossible dehors, et nous préférons l’annoncer avec sa raison plutôt que d’écrire « déconseillé ». Détail sur Pourquoi l’Escape Box se joue exclusivement en intérieur. En intérieur, l’exigence porte ailleurs : la salle doit permettre à toutes les équipes de voir et d’entendre l’écran, avec une table par équipe.
La seule vraiment à l’aise dehors : La Recette perdue
La Recette perdue est la seule des cinq conçue pour le plein air autant que pour l’intérieur, et l’une de ses épreuves y trouve même sa place naturelle : le tir à l’arc profite du parc quand la météo le permet. Les trois autres pôles, permaculture, sauce et infusions, se jouent aussi bien dehors que dedans.
La contrepartie est la surface : environ 25 m² par pôle de jeu, plus une cinquantaine de m² pour la finale qui réunit toutes les équipes autour de la marmite, soit environ 150 m² au total. En revanche vous n’avez rien à prévoir : l’animation se joue près d’Orléans, chez notre lieu partenaire, qui fournit tables, chaises et couverts, ce qui règle d’ailleurs la question du repli.
En résumé, dans l’ordre
- Huis clos : jouable dehors, le plus sensible au vent de nos cinq animations, avec un cas d’animation rapatriée en intérieur. Repli en salle nécessaire.
- Le tour du monde : jouable dehors, sensible au vent et à la pluie mais nettement moins, le volume de papier par équipe étant plus faible.
- Les défis de Léonard : jouable dehors, sensible à la pluie et non au vent, matériel en bois, aucun incident à ce jour.
- Escape Box : intérieur obligatoire, à cause des énigmes à révélation ultraviolette et des supports vidéo.
- La Recette perdue : la seule réellement à l’aise dans un parc, avec environ 150 m² à prévoir.
Si votre contrainte est inverse, c’est-à-dire un lieu intérieur trop petit, la réponse est ailleurs : voir Animer un événement dans un lieu sans espace disponible. Et pour choisir entre les cinq sur le fond plutôt que sur le lieu, voir Escape game, enquête ou défis : quelle animation de réflexion choisir ?
Recommandation établie par AA Event à partir de ses ~700 prestations annuelles, sur un catalogue de 23 animations réalisées en interne. Agences à Orléans, Toulouse et Nice.