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Non, et c’est assumé. Dans l’Escape Box, toutes les équipes peuvent mener leur mission à bien, mais une seule ouvre le coffre-fort la première et remporte la partie, et il arrive que certaines équipes n’y parviennent pas avant la fin du chrono. C’est exactement ce qui se passe dans un escape game classique, où une équipe peut rester enfermée jusqu’au bout. Un jeu dont toutes les équipes sortiraient gagnantes à coup sûr n’aurait plus de tension, et les participants le sentiraient au bout de dix minutes.

Deux choses à ne pas confondre

La question mélange souvent deux niveaux, et la réponse change selon celui dont on parle.

  • Réussir sa mission, c’est avancer dans sa box, résoudre ses énigmes et faire apparaître les éléments qui mènent au code. La grande majorité des équipes y arrive.
  • Ouvrir le coffre, c’est arriver la première au coffre-fort unique posé sur le bureau du directeur, et composer le bon code. Une seule équipe le fait, par définition.

Ce coffre unique est justement ce qui donne son enjeu à l’animation : la comparaison entre équipes est constante, le compte à rebours est affiché pendant toute la partie, et chacun sait en permanence s’il est en avance ou en retard.

Arriver premier ne suffit pas

Le code se compose devant tout le monde, sur un vrai coffre, avec le chrono qui tourne. Lors du kick-off de rentrée d’un cabinet de conseil réunissant 126 consultants en 18 équipes, l’équipe arrivée nettement en tête s’est trompée deux fois de suite en composant le code, sous l’effet du stress, et l’équipe suivante a pris la première place pendant qu’elle recommençait. Le détail est sur 126 consultants, et un code de coffre raté deux fois de suite.

Cette incertitude jusqu’à la dernière seconde est utile : elle maintient dans le jeu les équipes qui ne sont pas en tête, ce qui est précisément le sujet suivant.

Ce que nous faisons pour qu’aucune équipe ne décroche

Accepter que toutes les équipes ne gagnent pas ne veut pas dire laisser une équipe s’enliser. Le vrai risque n’est pas de perdre, il est de rester bloqué sur les premières énigmes en voyant qu’il reste 80 % du jeu à faire. Trois éléments l’évitent :

  1. Deux bonus par équipe, un indice ou le saut d’une énigme, qui passent obligatoirement par l’animateur. Le passage par l’animateur n’est pas une formalité : il permet de donner l’aide au bon niveau, plutôt que de livrer la solution.
  2. Des animateurs qui suivent l’écart, et qui interviennent quand une équipe prend trop de retard sur les autres.
  3. Un dosage entre deux frustrations, celle de ne pas y arriver et celle de ne pas avoir réussi seul. C’est le vrai savoir-faire de l’animation, détaillé sur Deux bonus par équipe : comment on évite qu’une équipe décroche.

Et la fin, pour les équipes qui n’ont pas ouvert le coffre ?

Elle se joue collectivement. Quand la première équipe ouvre le coffre, le décompte de la fausse bombe se déclenche à sa sortie et le désamorçage devient la dernière épreuve, suivie par toute la salle. Lors d’une convention nationale de 240 participants en 34 équipes, l’ensemble de la salle s’est arrêté pour regarder la scène, et les applaudissements finaux sont restés l’un des moments les plus commentés de l’événement. Les équipes qui n’avaient pas gagné étaient dans la salle, et elles encourageaient.

Les résultats collectifs sont d’ailleurs très contrastés d’une entreprise à l’autre : certains groupes vont au bout presque au complet, d’autres échouent presque au complet, sans que cela dise quoi que ce soit de leur niveau. La difficulté est la même pour tous, et le hasard des énigmes bloquantes joue son rôle.

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Réponse rédigée par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, environ 700 prestations par an à Orléans, Toulouse et Nice.