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Séminaire interne d’un éditeur de logiciels · 30 participants · 5 équipes · animation Le tour du monde · format 2 h. Un public de joueurs, habitué aux jeux de société et aux escape games, qui voulait éviter une activité physique et privilégier la logique et la décision collective. Il a choisi le jeu de plateau plutôt que l’escape game, pour une raison précise : l’alternance des mécaniques.

Le contexte

Ce client connaissait le genre. La demande n’était donc pas « trouvez-nous une activité de réflexion » mais « trouvez-nous autre chose qu’un enchaînement d’énigmes ». C’est une demande que nous entendons souvent de la part d’équipes techniques, qui ont déjà fait une ou deux animations du même type et cherchent une structure de jeu différente.

Le tour du monde répondait sur ce point : il alterne trois phases distinctes, une énigme qui donne la destination, un arbitrage de transport à l’agence de voyage, puis un défi de dextérité, d’observation ou de culture générale. Cinq équipes de 6, deux heures de jeu.

Ce qui s’est passé

Le cœur de la partie s’est déplacé là où nous l’attendions, mais plus vite que d’habitude : les arbitrages sur les moyens de transport sont devenus le sujet principal de chaque équipe. Voyager vite au risque de manquer d’argent plus tard, ou économiser pour sécuriser la suite du parcours.

Avec un public habitué aux mécaniques de jeu, ces discussions ont été explicites dès la deuxième étape. Les équipes ont formalisé leur ligne, l’ont annoncée entre elles, et s’y sont tenues ou pas.

Le résultat est le meilleur résumé que nous ayons de l’animation : l’équipe gagnante n’était pas la meilleure aux énigmes, c’était celle qui avait le mieux équilibré ses dépenses et la durée de ses trajets. La mécanique est expliquée sur Gagner sans aller vite : la mécanique des jours de voyage.

Ce que le client a retenu

Deux choses, et la seconde nous a été utile bien au-delà de ce séminaire.

D’abord, un public de joueurs n’est pas un public plus difficile à satisfaire : il est plus rapide à entrer dans le jeu, une fois le briefing passé. Ensuite, le fait qu’aucune compétence professionnelle ne donne un avantage décisif a été apprécié dans une équipe où les profils techniques dominent. Les énigmes, les défis manuels et les arbitrages budgétaires ne récompensent pas les mêmes personnes.

Ce que ce cas dit de l’animation

  • Le format 2 h à 5 équipes est un bon calibre pour un séminaire interne. Assez court pour tenir dans une demi-journée chargée, assez long pour que la stratégie se déploie sur six étapes.
  • L’alternance des mécaniques est un argument en soi, en particulier face à un public qui a déjà fait un escape game. C’est ce que compare Escape Box ou Le tour du monde : énigmes en continu ou arbitrages stratégiques.
  • À 5 équipes, les stratégies se comparent facilement en débrief, chacune se souvenant de ce que les autres ont fait. Sur un très grand groupe, cette lecture croisée est plus difficile.

C’est aussi un bon exemple de réponse à la question que se posent les entreprises ayant déjà organisé une animation d’énigmes, traitée dans Vos équipes ont déjà fait un escape game : que proposer ensuite ?

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Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.