Categories:

Réunion annuelle d’un comité de direction, entreprise industrielle française · 24 participants · 4 équipes de 6 · animation La Recette perdue. Plusieurs sites étaient réunis pour la journée. L’équipe qui menait après les épreuves a perdu en finale, avec tous les bons ingrédients entre les mains.

Le contexte

Le client cherchait à favoriser les échanges naturellement, sans team building démonstratif. C’est une demande fréquente à ce niveau de l’organisation : des dirigeants qui se voient peu, qui viennent de sites différents, et qui n’ont aucune envie d’un dispositif qui les expose.

Quatre équipes de six, un format court, une animation calme : le parcours de pôles répondait à la demande sans obliger personne à monter sur une scène. C’est le jeu de permaculture qui a suscité le plus d’échanges pendant les épreuves.

Le format à 4 équipes

À cette taille, nos animateurs ne tiennent pas un pôle chacun en poste fixe : ils accompagnent les équipes d’un pôle à l’autre. L’interaction devient plus rapprochée, presque conversationnelle, ce qui convient bien à un comité de direction.

Un point mérite d’être précisé, parce qu’on nous demande souvent l’inverse : cela ne donne pas plus de temps par épreuve. Une équipe passe environ vingt minutes par pôle, que le groupe compte quatre équipes ou douze. Le détail est sur La Recette perdue pour 18 à 112 personnes.

Ce qui s’est passé en finale

Une équipe est arrivée en tête à l’issue des quatre pôles. Elle avait tous les bons ingrédients, et il ne lui restait qu’à les assembler dans le bon ordre selon les règles d’association du livret.

Elle s’est précipitée vers la marmite. Elle a mal appliqué les règles.

Une seconde équipe, plus lente sur les épreuves mais qui avait vérifié chaque indice avant de se lever, lui a pris la victoire. Le renversement s’est joué sur la dernière minute de l’animation, devant tout le monde.

Pourquoi ce résultat n’est pas un accident

C’est la mécanique de l’animation qui le produit, et nous l’avons observé sur d’autres sessions. Les épreuves donnent les ingrédients, mais elles ne disent pas dans quel ordre les assembler : cette information est dans le livret, sous forme de règles d’association du type « présence de carotte, donc nécessité de citron ».

Une équipe rapide accumule donc un avantage qui ne vaut que jusqu’à la finale. Le même schéma s’est répété lors d’une journée de récompense commerciale à 72 participants, où une équipe s’est crue gagnante avant de découvrir qu’il lui manquait un ingrédient : voir 72 participants, 12 équipes : la finale la plus serrée autour de la marmite.

Ce que ce cas dit de l’animation

  • La victoire ne récompense pas la performance aux épreuves. Elle récompense la lecture attentive d’un document que toutes les équipes ont depuis la première minute.
  • Le petit format ne protège pas de l’erreur. Avec quatre équipes seulement, la pression de la finale existe déjà.
  • Le débrief s’écrit tout seul. Une équipe en tête qui perd pour avoir sauté l’étape de vérification est une scène que les participants commentent d’eux-mêmes, sans que l’animateur ait à souligner quoi que ce soit.

Pages liées

Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.