Séminaire post-fusion, secteur des services B2B · 80 participants · équipes volontairement mélangées · animation Réaction en chaîne. Deux équipes venaient d’être regroupées et se retrouvaient pour la première fois au complet. Le client posait une condition avant tout choix d’animation.
La condition posée par le client
Elle était non négociable : aucune animation où les deux anciennes entités risquaient de s’opposer. Pas de tournoi, pas de classement, pas de score par équipe, rien qui puisse produire un « eux » et un « nous » le jour même où l’entreprise essayait de les faire disparaître.
Cette demande élimine une grande partie des formats de team building, qui reposent presque tous sur une confrontation, même bon enfant. Ce que ce choix implique est développé sur Team building sans gagnant : ce que ça change vraiment.
Ce qui a été mis en place
Les équipes ont été composées en mélangeant volontairement les deux anciennes organisations. Chaque table construisait son mécanisme, puis devait le relier à celui de ses voisines, sans qu’aucun classement ne vienne récompenser une table plutôt qu’une autre.
Le dispositif produit une dépendance simple à comprendre : une table ne réussit rien toute seule. Si la jonction ne tient pas, la chaîne s’arrête, et le résultat appartient au groupe entier ou à personne.
Ce que les animateurs ont observé
La circulation entre les tables s’est installée progressivement, et elle n’a été demandée par personne. Les participants se sont mis à passer d’une table à l’autre pour donner des idées, prêter du matériel et aider à débloquer un mécanisme récalcitrant.
C’est le comportement que le format autorise explicitement, et qui le distingue des animations à équipes adverses : voir Peut-on parler avec les autres équipes pendant l’animation ?
Au moment du lancement final, plus personne ne se préoccupait de savoir quelle équipe avait construit quelle partie. Tout le monde regardait une seule chose : si la chaîne irait jusqu’au bout.
Pourquoi ce format sert bien un contexte post-fusion
- Aucune ancienneté ne donne d’avantage. Ni la connaissance des outils maison, ni l’historique des dossiers : tout le monde démarre devant les mêmes caisses d’objets.
- Personne n’a à se présenter. Le rapprochement se fait par le travail commun, pas par un exercice déclaré de prise de contact.
- Le résultat est indivisible. Il n’existe aucune façon d’attribuer la réussite finale à l’une des deux anciennes entités, ce qui est précisément ce que le client achetait.
Les autres réponses du catalogue sur ce contexte sont comparées dans Souder deux équipes après une fusion : quelles animations choisir.
Ce que nous ne promettons pas
Une animation de 1h30 ne fait pas une culture commune. Ce qu’elle produit, c’est une première réussite partagée qui n’appartient à aucun des deux anciens services, et un souvenir que les deux groupes ont en commun dès leur première journée ensemble.
C’est un point de départ, et il vaut mieux le présenter ainsi à un comité de direction que promettre un changement d’état d’esprit. Un effet comparable, sur un tout petit effectif, est raconté sur 12 personnes reconstruisent leur chaîne une deuxième fois.
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Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.