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Soixante-quinze personnes chez un éditeur de logiciels, après plusieurs heures de présentations, et avant le dîner. Le dispositif associait un mur du cinéma et un mur des énigmes : c’est le cas qui nous sert de référence quand un client hésite entre les deux versions.

Le contexte

Une réunion annuelle, une journée en salle, et le besoin d’une respiration avant de passer à table. La demande tenait en deux conditions : quelque chose de léger, et rien de physique.

Après plusieurs heures assis à écouter, un groupe n’a pas envie qu’on lui demande de courir, de construire ou de monter sur une scène. Il n’a pas envie non plus d’une seconde séquence où il faut se taire et écouter des règles.

Le dispositif

Les deux murs sur le même événement, installés dans le même espace. Les invités jouent en équipes d’environ cinq personnes, et une seule personne par équipe envoie les réponses par SMS. Le fonctionnement est détaillé sur Comment on joue par SMS : mot-clé, virgules et validation en direct.

Aucune consigne de répartition n’a été donnée. Les équipes étaient libres d’aller où elles voulaient, quand elles voulaient.

Ce qui s’est passé

Les profils se sont répartis seuls, et bien plus nettement que nous ne l’attendions : les cinéphiles se sont massés sur les affiches, les esprits logiques sur les énigmes. Personne n’a organisé cette répartition, elle s’est faite en quelques minutes, chacun allant vers le mur où il se sentait compétent.

Puis le mouvement intéressant est arrivé. Les équipes se sont mises à échanger leurs découvertes d’un mur à l’autre, une réponse d’affiche contre une solution d’énigme, et cette circulation a fait travailler ensemble des services qui se croisaient peu dans l’année.

C’est un effet que le mur seul ne produit pas. Sur un mur unique, tout le monde cherche la même chose au même endroit. Avec deux murs de nature différente, chaque groupe détient quelque chose que l’autre n’a pas, et l’échange devient utile plutôt que poli.

Ce que ce cas nous a appris

D’abord, que les deux murs ne sont pas redondants. Le mur du cinéma récompense la culture, le mur des énigmes récompense le raisonnement, et ce ne sont pas les mêmes personnes qui brillent. Sur un groupe hétérogène, proposer les deux revient à donner à chacun un endroit où être bon.

Ensuite, que le mixte s’impose dès que le groupe est hétérogène. Sur un effectif homogène, un seul mur suffit et le choix se fait sur le profil dominant. Dès qu’un second mur se justifie pour des raisons de dimensionnement, autant qu’il apporte une autre matière de jeu plutôt qu’une copie du premier. Voir Un mur tous les 100 participants : dimensionner jusqu’à 320 personnes.

Ce que nous en faisons aujourd’hui

C’est notre réponse par défaut sur une sortie de réunion ou de séminaire : une animation calme, sans effort physique, sans créneau à réserver, et deux murs pour que personne ne se sente à côté du sujet.

C’est aussi le cas que nous racontons quand un client nous demande laquelle des deux versions choisir. La bonne réponse, sur un groupe aux profils variés, est souvent qu’il n’a pas à choisir. Sur la différence entre les deux, voir Mur des énigmes : 50 énigmes de texte et de visuel, et le mur qui se personnalise, et sur la liberté de jeu qui rend ce format compatible avec une fin de journée chargée, Une animation que personne n’est obligé de jouer.

Le mur du cinéma est une animation d’AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Environ 700 prestations par an.