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Trois cent vingt personnes, deux murs du cinéma, une soirée de gala entièrement thématisée cinéma pour une compagnie d’assurance. C’est notre plus grande jauge en simultané sur cette animation, et c’est aussi le cas qui documente ce que l’option blindtest change à une soirée.

Le contexte

Une soirée de gala, un thème cinéma tenu de bout en bout, et une contrainte que l’organisateur a posée dès le départ : l’animation devait rester cohérente avec le thème sans perturber le cocktail.

C’est une demande plus exigeante qu’elle n’en a l’air. Sur un gala, le cocktail n’est pas un temps mort à remplir, c’est le moment où les invités se parlent. Une animation qui réclame un rassemblement, un silence ou une participation obligatoire casse exactement ce qu’on est venu chercher.

Le dispositif

Deux murs, sur la base d’un mur tous les 100 participants, et l’option blindtest musical en supplément. Le blindtest coûte environ 200 € TTC et fonctionne simplement : une musique de film passe, la première équipe à envoyer le bon titre par SMS marque un point bonus, qui s’ajoute à son score sur le mur.

Aucun micro, aucun rassemblement, aucun horaire de passage imposé aux invités : seule l’annonce du classement, en fin de session, réunit la salle un instant.

Ce qui s’est passé

À chaque générique connu, des dizaines de participants sortaient leur téléphone en même temps. C’est l’effet que nous cherchions sans en avoir mesuré l’ampleur : sur 320 personnes, un extrait musical produit une réaction visible dans toute la salle, alors que les conversations ne s’arrêtent pas. Les pics de dynamisme venaient de la musique, la continuité venait du mur.

Le reste de la soirée a fonctionné comme d’habitude sur cette animation : des invités qui s’approchent, cherchent, repartent discuter, reviennent. Avec une différence que la jauge rend visible : à 320 personnes, il y a toujours quelqu’un devant le mur, donc le mur ne retombe jamais.

Et en fin de soirée, des collaborateurs qui ne se connaissaient pas cherchaient ensemble les dernières affiches difficiles. C’est le genre de détail qu’aucun organisateur ne met dans son cahier des charges et que tous espèrent.

Ce que ce cas nous a appris

D’abord, que 320 personnes en simultané tiennent sur deux murs. C’est notre record vécu, et il confirme le repère d’un mur tous les 100 participants plutôt qu’il ne le contredit : deux murs pour 320 personnes, c’est déjà un ratio tendu, tenu par la circulation permanente des invités. Le dimensionnement est détaillé sur Un mur tous les 100 participants : dimensionner jusqu’à 320 personnes.

Ensuite, que l’effet du blindtest dépend de la taille du groupe. Sur un grand effectif, la réaction collective se voit et devient elle-même un spectacle. Sur trente personnes, elle se réduit à quelques points de plus au classement. C’est aujourd’hui notre critère pour conseiller cette option, ou pour dire qu’elle n’apportera pas grand-chose.

Ce que nous en faisons aujourd’hui

C’est le cas que nous racontons aux organisateurs de galas et de soirées à thème, parce qu’il répond à leur vraie question : comment avoir des temps forts sans découper la soirée en séquences. Le raisonnement général est sur Animer un cocktail sans interrompre les conversations.

Il sert aussi de borne haute honnête. Au-delà de 320 personnes, l’animation reste possible en multipliant les murs, mais nous ne l’avons pas fait, et nous ne le présentons donc pas comme une expérience acquise. Sur l’animation elle-même, voir Une animation que personne n’est obligé de jouer.

Le mur du cinéma est une animation d’AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Environ 700 prestations par an.