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Cent quarante invités d’un groupe agroalimentaire, une réception en château, et des arrivées étalées sur près d’une heure. C’est le cas qui explique le mieux pourquoi le mur du cinéma n’appartient pas à la même catégorie que les autres animations de soirée.

Le contexte

Le problème n’était pas d’animer la soirée, il était d’occuper son ouverture. Les invités arrivaient progressivement sur près d’une heure, situation banale quand on fait venir des gens de plusieurs sites, et qui met l’organisateur devant un choix inconfortable.

Soit il attend les derniers, et les premiers arrivés patientent une heure, verre à la main, en petits groupes qui se connaissent déjà. Soit il lance quelque chose, et les retardataires débarquent au milieu d’une animation dont ils ne comprennent ni les règles ni le score.

La demande était donc précise : occuper les premiers arrivés sans perturber les suivants. Aucune animation à créneau ne sait faire cela.

Le dispositif

Le mur en fil rouge, installé avant l’arrivée des premiers invités, sans horaire annoncé et sans lancement officiel. Les équipes se forment quand elles veulent, les réponses partent par SMS au fil des trouvailles, et le classement se met à jour en direct.

Un invité qui arrive avec quarante minutes de retard n’a rien manqué d’explicatif : il voit un mur d’affiches, il comprend en dix secondes ce qu’on attend de lui, et il rejoint une équipe ou en crée une.

Ce qui s’est passé

Le fil rouge s’est rempli exactement comme prévu : les premiers arrivants ont commencé à chercher, et les groupes suivants les ont rejoints au fur et à mesure. Personne n’a attendu, et personne n’est arrivé au mauvais moment, parce qu’il n’y avait pas de bon moment. C’est l’avantage d’une animation qui n’a ni début ni fin annoncés.

L’effet d’entraînement a fait le reste. Les affiches attirent d’elles-mêmes, une réponse trouvée à voix haute lance une conversation, et un invité qui arrive dans une salle où l’on cherche déjà quelque chose entre dans le groupe sans avoir à se présenter.

À la remise des prix, plusieurs équipes n’étaient séparées que de deux bonnes réponses. Le suspense a tenu jusqu’à l’annonce des vainqueurs, ce qui, sur une animation que personne n’était obligé de jouer, n’allait pas de soi.

Ce que ce cas nous a appris

D’abord, que l’arrivée échelonnée n’est pas un problème à résoudre mais un cas d’usage. Quand un organisateur nous dit qu’il n’a pas de créneau libre dans son programme, ou que ses invités arrivent en ordre dispersé, il décrit précisément la situation où cette animation est meilleure que les autres. Le raisonnement est développé sur Créer un créneau d’animation ou occuper un temps mort.

Ensuite, qu’un classement serré peut naître d’un jeu sans contrainte. Nous aurions pu craindre l’inverse : sans temps imposé et sans obligation de participer, les scores auraient pu s’étaler n’importe comment. Deux bonnes réponses d’écart sur une réception de 140 personnes montrent que le format est mieux calibré qu’il n’en a l’air.

Ce que nous en faisons aujourd’hui

C’est notre référence sur les réceptions à arrivées progressives, les vins d’honneur et tous les moments où le programme n’a pas encore commencé. Le mur y est installé avant l’arrivée des premiers invités, et il se termine quand l’organisateur décide de passer à la suite.

Il sert aussi d’illustration à ce que le mur fait de mieux, et que peu de prestataires écrivent : ne rien exiger de personne. Voir Une animation que personne n’est obligé de jouer et, pour les combinaisons avec une animation principale, Le mur comme préambule d’une autre animation.

Le mur du cinéma est une animation d’AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Environ 700 prestations par an.