Séminaire interne d’un cabinet d’expertise comptable · 36 participants · 6 équipes · animation Huis clos. Le cabinet réunissait des collaborateurs de plusieurs services qui se côtoient peu. Plusieurs d’entre eux avaient déjà fait des escape games et le client voulait autre chose. La journée s’est terminée sur un fou rire collectif, pour une raison qui se répète à presque chaque session.
Le contexte
Deux contraintes, courantes et contradictoires. D’un côté, des services qui travaillent dans le même cabinet sans se croiser vraiment, donc un objectif de cohésion. De l’autre, un groupe déjà rodé aux formats à énigmes, qui n’aurait pas accueilli un escape game de plus avec enthousiasme.
L’enquête policière répondait aux deux : un format narratif que peu de participants avaient déjà vécu, et une charge de travail qui oblige à s’organiser à six.
Ce qui s’est passé dans les équipes
La répartition des rôles s’est faite d’elle-même, sans que l’animateur ait à la suggérer. Dans chaque équipe, quelqu’un a pris les coupures de presse, quelqu’un d’autre le plan de la ville, et un troisième est parti collecter les informations auprès des suspects.
C’est le comportement attendu, et il vient du volume de documents plutôt que de la bonne volonté des participants. Le mécanisme est expliqué sur Est-ce que tout le monde participe vraiment à un jeu d’enquête ?
Le moment de la journée
Une équipe s’est convaincue très tôt qu’un personnage à l’allure louche était forcément impliqué. Elle a concentré son enquête sur lui, pendant un long moment, avant de découvrir qu’il disposait d’un alibi parfaitement valable.
Au débrief, le cabinet a découvert que plusieurs autres équipes avaient eu exactement le même préjugé, chacune de son côté, sans s’être concertées. C’est ce qui a fait rire tout le monde : trente-six personnes réparties en six équipes autonomes avaient convergé vers le même soupçon infondé.
Pourquoi ce n’est pas un hasard
Nous observons ce phénomène event après event. Les joueurs se forgent des a priori sur certains personnages à partir de détails de présentation, et ces intuitions sont partagées bien au-delà de ce que le hasard expliquerait.
C’est aussi la manifestation la plus visible de l’erreur de méthode propre à cette animation : chercher qui a fait le coup, au lieu de disculper méthodiquement chaque suspect. Le sujet est traité sur L’erreur que font toutes les équipes : chercher le coupable.
Ce que ce cas dit de l’animation
- Le débrief vaut autant que le jeu. Ce que les participants ont retenu ne s’est pas produit pendant l’enquête, mais au moment où l’animateur a reconstitué l’histoire devant tout le monde.
- Six équipes est un format fluide pour un groupe qui doit se mélanger : assez d’équipes pour brasser les services, assez peu pour que la salle reste lisible.
- Le format convainc les groupes lassés des escape games, parce qu’il ne propose pas une succession d’énigmes mais une seule histoire à reconstituer.
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Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.