Opération de cohésion post-fusion, grande entreprise du secteur de l’assurance · 90 participants · 15 équipes · animation Huis clos. Deux services venaient d’être réunis. Les équipes ont été volontairement mélangées entre les deux anciennes organisations, et ce que nous avons observé pendant la première demi-heure est la raison pour laquelle nous proposons cette animation sur ce type de contexte.
Le contexte
Une fusion de services produit une situation que tous les organisateurs connaissent : les gens sont dans la même entreprise depuis des semaines, ils travaillent sur les mêmes sujets, et ils continuent de se référer à « eux » et « nous ».
Les exercices de présentation croisée ne règlent pas cela, parce qu’ils sont perçus pour ce qu’ils sont. Le client cherchait autre chose : un problème concret à résoudre ensemble, assez prenant pour que la question de l’ancienne appartenance passe au second plan.
Les trente premières minutes
Au départ, la séparation était visible. Dans plusieurs équipes, les participants fonctionnaient encore en deux sous-groupes calqués sur les anciennes organisations : deux conversations parallèles à la même table, deux tas de documents, deux hypothèses.
Puis l’enquête a fait son travail. Au bout d’une trentaine de minutes, cette séparation avait disparu, et tout le monde travaillait sur le même tableau de suspects.
Ce qui produit cet effet n’est pas la bonne volonté des participants, c’est la charge de travail. Le volume d’informations à recouper en deux heures est trop important pour deux sous-groupes qui s’ignorent : une équipe qui se divise en deux prend du retard, et elle le sent vite. Le mécanisme est expliqué sur Est-ce que tout le monde participe vraiment à un jeu d’enquête ?
Pourquoi ce format sert bien ces contextes
- Aucune connaissance interne n’aide. Ni l’ancienneté, ni les outils maison, ni l’historique des dossiers : tout le monde démarre avec les mêmes documents, ce qui met les deux anciennes organisations à égalité stricte.
- Personne n’a à se présenter. Le rapprochement se fait par le travail, pas par un exercice déclaré de prise de contact, ce qui évite la gêne des formats de type brise-glace.
- Quinze équipes se gèrent sans difficulté, chacune étant autonome. Le format monte jusqu’à 30 équipes, comme le montre Une enquête policière pour 100 à 180 participants.
Un effet comparable s’observe sur les groupes qui intègrent de nouveaux arrivants, raconté dans 72 participants, aucun spectateur : la journée d’intégration d’un éditeur.
Ce que nous ne promettons pas
Une animation de deux heures ne réussit pas une fusion. Ce qu’elle produit, c’est une première séquence de travail commun réussie, et un souvenir partagé qui n’appartient à aucun des deux anciens services.
C’est un point de départ, et il vaut mieux le présenter ainsi au comité de direction que promettre un changement de culture. Les autres réponses du catalogue sur ce contexte sont comparées dans Souder deux équipes après une fusion : quelles animations choisir.
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Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.