Équipementier automobile · 180 participants · 26 équipes · animation Escape Box · quelques mois après la fusion de deux sites de production. L’objectif du client tenait en une phrase : créer des échanges entre des collaborateurs qui ne se connaissaient pas. Le résultat s’est mesuré à un détail que les organisateurs n’attendaient pas, des prénoms retenus après des mois de collaboration à distance.
Le contexte
Deux usines venaient d’être réunies sous une même organisation. Les équipes travaillaient déjà ensemble, par téléphone et par messagerie, mais beaucoup ne s’étaient jamais rencontrées physiquement. C’est une situation fréquente après une fusion industrielle, et elle produit un effet particulier : les gens se connaissent par leur fonction et leur adresse électronique, pas par leur visage.
Nous avons constitué 26 équipes volontairement mixtes entre les deux sites. Pas de tirage au sort, pas de constitution libre : la composition des équipes était le premier levier du dispositif. Sur ce point, le choix de l’animation vient en second, l’essentiel étant que personne ne puisse se replier sur ses collègues habituels.
Pourquoi cette animation pour ce contexte
Escape Box a une propriété utile en post-fusion : elle oblige à parler dans les premières minutes, sans exercice de présentation. Une box contient régulièrement deux énigmes ouvertes en même temps, et une équipe qui ne se répartit pas le travail avance deux fois moins vite. La conversation ne démarre pas parce qu’on l’a demandé, elle démarre parce qu’il n’y a pas d’autre moyen d’avancer.
Le second point est la taille. Avec 180 personnes, la plupart des formats obligent à faire tourner les groupes, donc à en faire attendre une partie. Ici, les 26 équipes jouent en même temps, dans la même salle, sur le même chrono. Les conditions à réunir à cette échelle sont détaillées sur Un escape game jusqu’à 250 participants : ce qu’il faut prévoir.
Ce qui s’est passé
Les équipes mixtes ont très bien fonctionné, ce qui n’était pas acquis : mélanger deux cultures d’usine dans une même équipe peut aussi produire deux sous-groupes assis à la même table. L’effet observé a été l’inverse, et plusieurs participants ont retenu les prénoms de collègues qu’ils n’avaient jamais rencontrés malgré des mois de collaboration à distance.
Le moment le plus commenté est venu de la fin. Quand la première équipe a ouvert le coffre-fort commun, le décompte de la fausse bombe s’est déclenché à sa sortie, et la salle a compris en même temps qu’il restait une dernière épreuve. La panique collective a été immédiate, et les autres équipes se sont mises à encourager celle qui désamorçait. Une fin de partie qui aurait pu être la victoire d’une seule équipe est devenue une scène suivie par les 180 personnes présentes.
Ce que nous en retenons
- Le brassage se décide à la composition des équipes, pas pendant le jeu. Une animation ne mélange personne par elle-même. Ce sont les 26 équipes constituées à l’avance qui ont produit le résultat, l’animation a fourni la raison de se parler.
- La dernière épreuve profite à tout le monde, y compris aux perdants. Les équipes qui n’ont pas ouvert le coffre les premières ont vécu le désamorçage comme un moment collectif. Sur un groupe qui vient de fusionner, ce point compte autant que le classement.
- À 180 personnes, la salle fait partie du dispositif. Il faut une configuration où tout le monde voit l’écran, au début pour la vidéo de mission et à la fin pour le débrief, et un bureau de décryptage pour 100 à 120 participants afin d’éviter la file d’attente en fin de partie.
Ce que ce cas dit de l’animation
Une fusion ne se règle pas avec une après-midi de jeu, et nous ne le prétendons pas. Ce qu’une animation de ce type produit est plus modeste et plus concret : une occasion de travailler avec des inconnus sur un problème sans enjeu professionnel, pendant une heure, avec un souvenir commun à la clé. Les autres formats que nous recommandons dans ce contexte sont réunis sur Souder deux équipes après une fusion : quelles animations choisir.
Pour les groupes de cette taille, le choix entre nos trois formats de réflexion à grande jauge est expliqué sur Un escape game pour 100 à 250 personnes : trois formats possibles.
Pages liées
- Escape Box : l’escape game où toutes les équipes jouent en même temps
- Un escape game jusqu’à 250 participants : ce qu’il faut prévoir
- Souder deux équipes après une fusion : quelles animations choisir
- Un escape game pour 100 à 250 personnes : trois formats possibles
- Peut-on organiser un escape game pour 200 personnes ?
Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, environ 700 prestations par an à Orléans, Toulouse et Nice. Le client est volontairement anonymisé : nous publions le secteur, l’effectif et le déroulé, jamais le nom sans autorisation.