Séminaire annuel d’une entreprise informatique · 48 participants · 12 équipes de 4 · animation Les défis de Léonard. Le client réunissait plusieurs services et voulait une animation de réflexion plutôt qu’une activité physique. Ce que la journée a montré est devenu l’un de nos exemples de référence : l’équipe la plus qualifiée sur le papier a buté sur l’épreuve que personne n’attendait.
Le contexte
Le séminaire rassemblait des services qui se croisent peu au quotidien. La demande était explicite : quelque chose qui fasse réfléchir, sans dimension sportive, et qui mélange les équipes.
Nous avons constitué 12 équipes de 4, format que nous privilégions dès que le groupe dépasse une quarantaine de personnes, parce que les petites équipes empêchent qu’un participant devienne spectateur. Le programme a retenu cinq disciplines : mécanique, anatomie, mathématiques, architecture et écriture.
Ce qui s’est passé
Le démarrage a suivi le scénario attendu. Une équipe composée exclusivement de développeurs a filé sur les épreuves de logique et de mathématiques, avec une avance nette et visible sur le reste du groupe.
Puis est venue l’anatomie, avec son mannequin géant. L’équipe s’y est arrêtée, longuement. Une autre équipe, jusque-là en milieu de classement, l’a résolue presque immédiatement. Le registre avait changé, et l’avantage accumulé ne servait plus à rien.
Ce n’est pas un hasard de partie : les huit disciplines de cette animation sollicitent des formes de raisonnement sans rapport les unes avec les autres, ce que développe Personne ne domine sur les huit disciplines.
Ce que le client en a retenu
Deux choses, et la seconde a duré plus longtemps que la première.
D’abord, que la hiérarchie des compétences internes ne s’est pas reproduite dans le jeu. Dans une entreprise où les profils techniques ont une position dominante évidente, voir une épreuve renverser l’ordre habituel a produit un effet que peu d’animations obtiennent.
Ensuite, les comparaisons entre collègues. « Vous avez réussi celui de l’écriture ? » : ces échanges ont prolongé la journée bien après la fin de la partie. C’est l’effet le plus régulier de cette animation, et souvent celui qui justifie le choix pour un séminaire multi-services.
Ce que ce cas dit de l’animation
- Les équipes de 4 sont le bon calibre à partir d’une quarantaine de participants. Chacun compte dans son équipe sur une épreuve de 10 à 15 minutes autour d’un objet. Voir Pourquoi nous limitons les équipes à 6 personnes.
- Un public technique n’est pas un public avantagé. C’est l’inverse de ce qu’un organisateur anticipe en lisant le mot « logique » dans un programme.
- L’après-partie fait partie du livrable. La comparaison entre collègues n’a pas besoin d’être animée, elle se déclenche seule.
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Cas réalisé par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Client anonymisé, chiffres réels.