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Une table de casino gourmand construite sur les produits de plusieurs départements du Grand Est, tenue sur un stand du Salon de l’Agriculture, du matin au soir, trois jours d’affilée. C’est la prestation qui a prouvé que ce format ne dépend pas du cadre de la soirée d’entreprise, et elle a répondu à une question que nous nous posions : comment joue-t-on quand il n’y a pas de fin de soirée ?

Le contexte

Un stand de salon, un public de visiteurs, et un accès plus ou moins libre : les gens passaient, s’arrêtaient, jouaient, repartaient. Rien à voir avec une soirée où l’on connaît son effectif à l’avance et où tout le monde est là du début à la fin.

La table réunissait des produits locaux issus de plusieurs départements du Grand Est, dans une logique de table régionale sur mesure. Le thème n’était donc pas un des huit du catalogue mais une sélection construite pour l’occasion.

Un point d’honnêteté sur les chiffres : le volume de visiteurs n’est pas quantifiable dans ce type de flux, et nous préférons l’écrire plutôt que d’avancer un ordre de grandeur que nous n’avons pas mesuré.

Ce qui a changé par rapport à une soirée

Une seule chose : la récompense. En soirée, le joueur repart de la table avec un chèque qu’il utilisera lors de la vente aux enchères finale. Sur un stand, cette fin n’existe pas et la plupart des visiteurs ne repasseront jamais : le lot est donc remis directement en fin de session, sous forme de goodies. Le jeu, lui, est resté exactement le même.

Même format de session, 15 à 20 minutes, même groupe fermé de 8 joueurs, mêmes trois manches, un quiz puis deux manches de dégustation. Ce qui change en salon n’est pas le jeu mais son enchaînement : chaque session devient autosuffisante, elle commence, elle récompense, elle se termine, et la suivante démarre dès qu’un nouveau groupe s’est formé.

Le fonctionnement complet est décrit sur Casino gourmand sur un stand de salon : des goodies à chaque fin de session.

Tenir trois jours

La difficulté d’un salon n’est pas le jeu, c’est la durée. Une table gourmande demande un animateur dédié en permanence, puisque les produits et les réponses sont entre ses mains et qu’elle ne se laisse jamais en libre accès.

Sur une amplitude de ce type, nous fonctionnons de deux façons : deux animateurs sur la même table qui se relaient toutes les heures, ou un animateur le matin et un autre l’après-midi. Tenir seul du matin au soir se voit sur la qualité des dernières sessions, et c’est la première chose à caler dans un devis de salon.

Second point logistique, et il compte sur plusieurs jours : chaque animateur stocke ses produits sous sa propre table. Nous n’avons demandé aucune réserve ni arrière-stand, ce qui est plutôt confortable quand les mètres carrés se paient au prix fort.

Ce que ce cas a établi

Que la personnalisation territoriale fonctionne, et qu’elle change la nature de la table. Les visiteurs ne venaient pas seulement jouer : ils découvraient des spécialités en essayant de les reconnaître, ce qui est une façon nettement plus efficace de faire goûter un produit que de le présenter sur un comptoir. La table est devenue un support de découverte, sans cesser d’être un jeu.

Et que le casino gourmand tient hors de la soirée fermée, en flux, sur plusieurs jours. C’est ce qui a ouvert le format aux salons professionnels, aux journées portes ouvertes et aux opérations de marque, pour lesquels nous n’avions jusque-là aucune référence.

Ce que nous en retenons pour un stand

Le casino gourmand est une animation d’AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Environ 700 prestations par an.