Ce sont les deux animations les plus proches de notre catalogue, et c’est la comparaison la plus difficile à trancher pour un organisateur. Le tour du monde et Les défis de Léonard tiennent dans la même gamme de prix, durent toutes deux deux à trois heures, se jouent en équipes assises et reposent sur une mécanique rare : il ne suffit pas de réussir, il faut convertir ce qu’on gagne. Ce qui les sépare tient en un mot, l’exigence.
La différence, en une phrase
Au Tour du monde, la ressource achète du temps : la monnaie gagnée sert à financer des transports, et le classement se lit en jours de voyage cumulés. Chez Les défis de Léonard, la ressource achète des points : les engrenages gagnés servent à acheter des machines, et le classement additionne les points de ces machines.
Deux économies, donc, mais qui ne mesurent pas la même chose.
Ce qu’elles ont en commun, et que les autres n’ont pas
Les deux animations délivrent la même leçon de terrain, observée indépendamment chez des clients différents : l’équipe la plus performante aux épreuves ne gagne pas si elle gère mal ses ressources.
Chez un cabinet comptable de 32 participants, l’équipe qui avait accumulé le plus d’engrenages n’a pas gagné : elle les avait dépensés en plusieurs petites machines, quand une autre avait économisé assez longtemps pour en acheter de plus rentables. Chez un cabinet de conseil de 48 participants au Tour du monde, l’équipe la plus économe a fini avec un budget confortable et beaucoup trop de jours de voyage, quand l’équipe gagnante avait presque tout dépensé, mais mieux calculé.
C’est ce que développe Réussir les épreuves ne suffit pas : les animations où il faut gérer ses ressources, et c’est un angle que nous sommes à peu près seuls à pouvoir écrire, parce qu’il faut posséder les deux jeux pour le constater.
Critère 1 : le niveau d’exigence
C’est le critère décisif, et il tranche presque toujours.
- Les défis de Léonard proposent les épreuves les plus complexes et les plus variées de notre famille réflexion. Huit disciplines identifiées par Léonard de Vinci, de l’anatomie à la mécanique en passant par l’architecture et l’écriture, avec des défis fabriqués sur mesure, le plus souvent en bois, expliqués et joués un par un en 10 à 15 minutes. Chacun pose un problème d’une nature complètement différente du précédent.
- Le tour du monde est plus accessible, et c’est sa force. Ses trois phases, énigme, arbitrage de transport, défi, se répètent en boucle, si bien qu’on les comprend une fois pour toutes. Ses défis mêlent dextérité, observation et culture générale, sans jamais demander un profil particulier.
La conséquence pratique est simple : Les défis de Léonard sont le bon choix pour une entreprise qui a déjà fait deux ou trois animations de réflexion et cherche plus de challenge. Le tour du monde est le bon choix pour un groupe mélangé, où certains n’ont pas joué depuis longtemps.
Les deux produisent en revanche le même effet sur les profils : personne ne domine sur toutes les épreuves. Chez Léonard, une équipe de développeurs a filé sur les mathématiques et s’est bloquée sur l’anatomie, résolue immédiatement par une équipe jusque-là en milieu de classement. C’est le sujet de Les animations qui révèlent ceux qui ne brillent pas ailleurs.
Critère 2 : la jauge réelle
Les deux annoncent 20 équipes, mais elles ne comptent pas pareil.
Le tour du monde accepte des équipes de 6, soit environ 120 participants, et cette configuration a été jouée telle quelle lors d’une journée nationale. Les défis de Léonard fonctionnent mieux en équipes de 4, au-delà desquelles certains participants deviennent spectateurs, et notre plus grand groupe documenté compte 80 participants en 20 équipes de 4.
Autrement dit, entre 80 et 120 personnes, la question se referme d’elle-même.
Critère 3 : la place et le lieu
Les besoins sont différents, et ce n’est pas anecdotique dans un hôtel ou une salle de séminaire.
- Le tour du monde demande environ 20 m² par tranche de quatre équipes, pour la zone d’agence de voyage et les défis.
- Les défis de Léonard demandent environ 15 m² par animateur, plus une vingtaine de mètres carrés pour stocker les défis en attente d’être distribués. C’est cette réserve de stockage que les organisateurs oublient.
Dehors, les deux sont sensibles, mais pas à la même chose : les cartes et énigmes papier du Tour du monde craignent le vent et la pluie, le matériel en bois de Léonard craint la pluie. Le classement complet est dans Animation de réflexion en extérieur : ce qui tient et ce qui ne tient pas. Dans les deux cas, une table et des chaises par équipe restent à votre charge, et aucune électricité n’est nécessaire en dehors de la sonorisation.
Critère 4 : ce que les participants touchent
Léonard met entre les mains des objets fabriqués sur mesure, souvent en bois, dont la qualité de fabrication marque systématiquement les participants. Le tour du monde met des cartes, un passeport et un portefeuille, avec un thème de voyage qui parle immédiatement à tout le monde.
Si votre groupe est sensible à la matière et à la fabrication, Léonard a un avantage évident. Si vous cherchez un fil thématique à aligner sur celui de votre convention, Le tour du monde se prête mieux à l’habillage.
Budget
C’est le critère qui ne tranchera pas : Le tour du monde va d’environ 1 100 € TTC à 3 équipes à environ 4 500 € TTC à 20 équipes, Les défis de Léonard d’environ 1 500 € TTC à 4 équipes à environ 4 500 € TTC à 20 équipes. Même plafond, un point d’entrée un peu plus bas pour Le tour du monde. Dans les deux cas, seul le nombre d’équipes fait varier le prix, et les frais de déplacement s’ajoutent.
Deux points à connaître avant de trancher
- Le briefing du Tour du monde est dense, et il se complique au-delà d’une quinzaine d’équipes. Nous en avons fait une page entière : Le briefing est le moment le plus difficile de l’animation.
- Les défis de Léonard n’ont aucun incident logistique documenté à ce jour. Leur seule vraie contre-indication est le ciblage du public : un groupe qui n’aime pas les énigmes logiques s’y impliquera difficilement.
Sur l’accessibilité, les deux se jouent assises et conviennent à la mobilité réduite, mais reposent fortement sur le visuel. Le détail par animation est dans Accessibilité des animations de réflexion : ce qui est jouable, et pour qui.
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Comparatif établi par AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Les deux animations comparées sont à notre catalogue : nous n’avons aucun intérêt à vous orienter vers l’une plutôt que vers l’autre, seulement à ce que le choix soit le bon.