Il y a une règle, dans le briefing de la Réaction en chaîne, qui décide de tout le reste : chaque table doit intégrer trois types de mouvements différents. Un balancier, une chute d’objet, un mouvement roulant. Sans elle, l’animation existerait toujours, et elle n’aurait presque aucun intérêt.
Les trois mouvements
- Le balancier. Un objet suspendu qui part, revient et frappe. C’est le mouvement que les équipes trouvent le plus difficile à caler, parce qu’il faut régler une amplitude.
- La chute d’objet, du type effet domino. Le plus intuitif, celui que tout le monde imagine en premier.
- Le mouvement roulant. Une balle, un jouet à roulettes, un objet qui parcourt une distance. C’est le plus spectaculaire, et le plus sensible aux irrégularités du support.
Les trois doivent figurer sur la table. C’est vérifié par l’animateur pendant la construction, pas à la fin.
Ce que la règle empêche
Elle empêche la solution de facilité, et elle le fait volontairement. Laissée libre, une équipe qui découvre des caisses d’objets aligne des dominos. C’est rapide, c’est visuel, et si les quarante tables font la même chose, le résultat est une longue ligne plate où rien ne surprend.
La contrainte force à concevoir un enchaînement plutôt qu’une répétition : il faut faire passer une chute en roulement, puis un roulement en balancier, et donc réfléchir à ce qui déclenche quoi.
C’est aussi ce qui fait que notre animation ne se réduit pas à un domino géant, même si c’est l’image qui vient à l’esprit quand on la décrit en une phrase.
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Ce que la règle produit
Trois effets, que nous observons à chaque session.
- Chaque table produit une réaction différente. Le matériel très varié, cassettes VHS, CD, Lego, tréteaux, ficelles, ustensiles de cuisine, tuyaux, balles, morceaux de bois, jouets à roulettes, y contribue autant que la règle elle-même.
- Le travail se répartit naturellement. Trois mouvements à caler, c’est au moins trois sous-problèmes, donc plusieurs personnes occupées en même temps sur la même table.
- La connexion devient un vrai sujet. Une table qui se termine par un balancier et une table qui commence par un roulement n’ont pas d’interface évidente, ce qui est justement l’étape la plus difficile de l’animation. Voir L’étape la plus dure : relier sa table à celle du voisin.
Comment les équipes s’y prennent
Presque toujours dans le même ordre. La chute d’objet part la première, parce qu’elle ne demande aucun réglage. Le roulement suit, et c’est souvent lui qui crée la première vraie satisfaction : une balle qui parcourt un tuyau et déclenche autre chose produit un effet immédiat.
Le balancier vient en dernier, et c’est là que les équipes appellent l’animateur. Lors d’une journée interne d’une entreprise du secteur de l’énergie réunissant 35 participants sur 5 tables, les équipes ont combiné objets roulants, chute de pièces, balancier et ficelles, et se sont rapidement mises à observer les voisins pour ajuster leurs constructions.
Les cinq premières minutes, en revanche, sont toujours les mêmes : personne ne sait par où commencer. Le phénomène est décrit sur Les cinq premières minutes où personne ne sait quoi faire.
Faut-il des profils techniques pour y arriver ?
Non, et c’est un malentendu qu’il vaut mieux lever avant l’événement. Les ingénieurs et les profils techniques aiment particulièrement cette animation, et ils conçoivent volontiers des mécanismes plus complexes que nécessaire. Mais l’objectif n’est pas de construire la machine la plus impressionnante, c’est d’en construire une qui fonctionne avec celles des autres.
Une table entièrement composée d’idées simples, bien calées, transmet le mouvement aussi sûrement qu’une table savante. Et souvent mieux.
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La Réaction en chaîne est une animation d’AA Event, agence d’animations événementielles depuis 2009, présente à Orléans, Toulouse et Nice, 23 animations réalisées en interne. Environ 700 prestations par an.











